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Les Chaudières à condensation

Dans une chaudière classique, même à haut rendement, les pertes thermiques de la chaudière se situent principalement par les fumées : d’une part par la température de ces gaz et d’autre part par la vapeur d’eau contenue dans ces rejets. Les chaudières classiques les plus performantes ont un rendement autour de 95%.

La chaudière à condensation est une chaudière encore plus performante,  ayant la particularité de tirer profit de la chaleur latente de la vapeur d'eau contenue dans les gaz de combustion (jusqu’ici perdue), en condensant ces vapeurs. L'énergie produite au cours de la phase de condensation est transférée au circuit d'eau de chauffage.

 

En résumé, pour les chaudières à combustibles (gaz ou fioul), on distingue :

 

              - Le Pouvoir Calorifique Inférieur (le PCI) :

                 Il indique la quantité de chaleur sensible dégagée lors de la combustion d’une unité de combustible.

 

              - Le Pouvoir Calorifique Supérieur (le PCS) :

                Il indique la quantité d’énergie (chaleur totale) dégagée lors de la combustion d’une unité de combustible.

 

                   PCS =  PCI + chaleur latente de la vapeur produite lors de la combustion et récupérée pendant la phase de condensation

 

Ainsi,  le rendement des chaudières à condensation (rapport de l'énergie fournie au circuit d'eau chaude par la chaudière sur la chaleur émise lors de la combustion) atteint jusqu'à 109 %.

 

Les chaudières à condensation possèdent un bruleur modulant permettant de délivrer une puissance de 20 à 100%. Associées à la condensation, les chaudières permettent ainsi de réduire votre consommation de 15 à 20% par rapport à une chaudière standard récente et 30 à 40% par rapport à un modèle de plus de 15 ans.

 

Les chaudières à condensation en habitat individuel sont principalement de 2 types :

 

               - les chaudières à gaz (gaz de ville ou gaz propane)

               - les chaudières au fioul

 

Les chaudières gaz à condensation sont aujourd'hui majoritairement employées ; bien réglées, elles ne rejettent que de la vapeur d’eau et du gaz carbonique (CO2), à ne pas confondre avec le monoxyde de carbone (CO qui est mortel).

 

Les chaudières fioul à condensation possèdent un rendement élevé pouvant atteindre 105%, mais sont un peu plus polluantes, et ne sont installées en général, qu'en remplacement d'une chaudière à mazout existante et lorsque le gaz n'est pas disponible à proximité de l'habitat.

 

RECOMMANDATIONS :

 

Avant toute installation d'une chaudière à condensation, il faut respecter certains points :

 

- il est impératif de calculer précisément les déperditions énergétiques des locaux afin d’installer la chaudière possédant la puissance

 adaptée aux besoins :

 

- Une chaudière sur-dimensionnée fonctionnera en cycles courts préjudiciables à sa durée de vie et par conséquent loin de son

 rendement optimal et sera d’un investissement plus élevé.

 

- Une chaudière sous dimensionnée n’apportera pas suffisamment de chaleur pendant les périodes les plus froides et ne fonctionnera

 pas à son rendement optimal.

 

- Une chaudière à condensation ne condense qu'à la condition que la température de l'eau de chauffage retournant à la chaudière soit inférieure à 50°. Si cette chaudière à condensation vient en remplacement d'une chaudière classique, il faudra vérifier que ses émetteurs (radiateurs) soient adaptés avant de baisser la température du circuit de chauffage. Dans le cas contraire, il ne sera pas possible de tirer complètement bénéfice de la condensation. Seul une isolation de l’habitat permet de réduire son besoin en chauffage et permet de réduire la température du régime d’eau tout en gardant les mêmes radiateurs.

 

Il est  judicieux d’installer une sonde de température extérieure qui va ajuster la température du circuit de chauffage en fonction de la température extérieure :

 

    - En demi-saison, le besoin en chauffage étant moindre, il est judicieux de baisser la température du circuit de chauffage. La sonde

    extérieure se chargera de le faire ;  ainsi vos radiateurs seront constamment tièdes ou lieu d’alterner tantôt brûlants tantôt froids.

    Avec une température de retour d’eau inférieure à 50°, vous bénéficierez pleinement de la condensation.

 

    - En hiver, afin de combler les déperditions de chaleur de l’habitat plus importante, une grande quantité de chaleur doit être délivrée et

    par conséquent la température du circuit de chauffage doit être plus élevée qu’en demi-saison.

 

Il est important de prendre en compte le confort thermique. Un radiateur émet une chaleur convective (par mouvement d’air) et une chaleur radiative que le corps perçoit à distance. Le fait d’avoir des radiateurs constamment tièdes renforcera la sensation de confort.

 

- Une chaudière à condensation nécessite un conduit d'évacuation des gaz brûlés spécifique en inox ou en polypropylène. Ce conduit doit canaliser les condensats vers la chaudière et résister à leur acidité. Cette acidité sera compensée par les rejets ménagers plutôt basiques.

Ce conduit sera de préférence double (au centre l’évacuation des gaz brûlés et en périphérie l’amenée d’air neuf) et pourra déboucher de façon classique en toiture ou en façade (conduit ventouse), système simple et économique à mettre en œuvre. Ce double conduit permet de ne pas faire entrer d’air froid dans votre habitat et contribue à économiser vos dépenses de chauffage.

 

- Préalablement à la pose de la nouvelle chaudière à condensation, il est nécessaire de procéder au rinçage et au désembouage de l’installation existante (circuit de chauffage et émetteurs de chaleur) de préférence par un procédé hydrodynamique. En présence de plancher chauffant, l’opération de désembouage est à répéter tous les 5 ans afin d’éviter une obstruction du réseau encastré. Au fil du temps, des boues se forment dans les circuits de chauffage, ralentissent la circulation de l’eau et freinent les échanges thermiques. Cela entraîne une surconsommation d’énergie et l’apparition de bruits dans les réseaux et émetteurs. A défaut de réaliser cette opération, les radiateurs et les planchers chauffants peuvent devenir définitivement inopérants.

 

- De même, afin de ralentir l’embouage de l’installation, il est judicieux d’installer sur le retour d’eau du circuit de chauffage, en amont de la chaudière, un pot de décantation magnétique afin de fixer les oxydes ferromagnétiques et équipé d'un système de purge pour évacuer toutes les impuretés.